Le but n’est pas d’excuser les enfants incesteurs, mais d’analyser la responsabilité collective pour enrayer les violences
Dans son dernier ouvrage, la journaliste indépendante Sarah Boucault met en lumière un sujet délicat : les violences incestueuses commises par des enfants. En donnant la parole à huit agresseurs, elle vise à sortir ces actes de l’ombre et à analyser la dynamique de ces violences.
L’ouvrage s’inscrit dans un contexte où les violences sexuelles, y compris celles impliquant des enfants, sont souvent minimisées ou ignorées. Selon une étude de l’INSEE, en France, près de 1,2 million de personnes déclarent avoir été victimes d’agressions sexuelles au cours de leur vie, un chiffre qui souligne l’ampleur du phénomène.
Boucault ne cherche pas à excuser ces comportements, mais plutôt à comprendre les mécanismes qui les sous-tendent. En donnant la parole aux agresseurs, elle espère apporter des réponses qui pourraient contribuer à enrayer cette dynamique de violences, en soulignant la nécessité d’une responsabilité collective dans la prévention et la lutte contre ces actes.
Cette enquête soulève des questions cruciales sur la manière dont la société perçoit et traite ces violences, ainsi que sur les moyens d’intervenir efficacement pour protéger les victimes et prévenir de futures agressions.
Source : Sarah Boucault, ouvrage sur les violences incestueuses.






